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31.05.2008

LA MINUTES DE MADAME CEECLOPEDE

J'ai appelé mon Tristan dont la jambe ressemble à un rôti fourré à la broche pour quarante convives depuis que ce crétin s'est vautré en skate, je lui ai dit Je fais une promenade anthropologique, autrement dit j'étais dans le marais rue ru roi de Sicile très exactement après une heure de marche dans les environs et réellement le marais du samedi... quand une quiqua genre sémillante et surtout très remontée du verbe m'a sévèrement grillé le pion, elle disait dans son microphone C'est bien simple, c'est plus un arrondissement c'est une fête foraine.

Bien joué.

LE CIEL, TOUJOURS

J'étais rue de Bretagne, assez speed, quand le numéro de sa grand-mère s'est affiché.

J'essayais de le joindre via son père depuis quelques temps qu'il lui a sucré son portable pour qu'il ne triple pas sa quatrième.

Ce n'était ni le bon endroit ni le bon moment j'aurais voulu être plus au calme moins dans le brouillon de la ville tant-pis on ne choisit pas.

J'ai mis du temps avant de lui demander, c'était dur, c'était difficile, cette fête des mamans sans maman.

Lui, 15 ans, sa petite soeur, 8.

Leur première fête des mère sans.

J'ai fini par y aller. Dans le dur.

Et contre toute attente sa voix s'est éclairée, plein phares On a passé une super après-midi, on a fait un lancer de ballon, le plus beau lancer de ballons que t'as jamais vu, c'était génial.

Alors moi aussi, à cet instant précis, j'ai jeté mes yeux au ciel, loin, là où veillent, ou pas.

Le sol encore trempé, lui, reflétait le bleu comme un miroir. C'était magnifique.

Mes deux coeurs en plâtre, eux, bien suspendus à mon cou.

Vivre.

c;

27.05.2008

VOUS JE NE SAIS PAS

Mais moi, le coup de Rungis, je suis assez fan quand-même.

Moi je dis : C'est la totale.

Nan ?

AINSI GÎT-ELLE.

Sa voix C’est la dernière fois que tu vas là bas.

Et je me suis vue alors, de me voir : prostrée.

A l’aube du quatrième jour.

Oh bien-sûr il s’en étaient déroulées des actions, les mouvements, le corps et l’esprit, les vaccations, les réunions dans tous le sens des genres des uns des autres dans tous les mondes, des gens, des gens à écouter, des gens à parler, des gens à chasser, des gens à rebrousser le chemin des désordres, des questions auxquelles personne ne répondrait jamais même pas surtout pas, des gens à vade retroer, cette montagne immense, ce précipice vertige, avec tous ces réveils alors que commençait à être vaincue l’ascension imparable à laquelle m’avait livrée il y aura huit mois demain le seïsme.

Il y avait eu des éloignements, l’île me dit il, La dernière fois c’était avant l’île n’est ce pas.

Oui cette frontière là, et d’autres, Berlin, Bierre, d’autres voyages, il y avait eu le rempart grandissant contre les haches de guerres lance-pierrées directement sur nos visages, mon frère, moi, il y avait eu ces distances progressives avec la Haine.

C’était de ça qu’il s’agissait : la Haine.

Brisée de ma torpeur, sa phrase définitive, accepter ce qui revenait sans que j’ose totalement y adhérer depuis des mois, sans que j’aie jamais voulu admettre qu’elle était née avec moi.


(c’est à cette période que ça a vraiment commencé.)

La Haine.

Quarante ans et des éclats, de vie de cristal.

Avoir jusque ce matin cette phrase ça, le cristal, toutes ces jalousies, rancoeurs, colères, crimes rentrés et tout ce qui constitue la note aigüe destinée à me briser.

Cette note c’est la Haine.

En clef de sort.

Quatre jours prostrée, à se battre contre un démon protéiforme, incarné en phrases empoisonnées meurtrières assassines.

Oh ça n’avait rien empêché, ni la pertinence aux moments exigés, ni les éclats échangés, les uns les autres le tout de la vie en Rose, il y avait eu le Monde, des mouvements, encore des mouvements enchaînés, il y avait eu la mécanique, les automatismes : vivre.

Mais quelque chose était mort qui avait ressuscité : le Mal.

Et les poignards qui revenaient voler même dans les rêves.

Tous unilatéralement dirigés.

Prostrée : déguisée en Cible.

Tu n’iras plus jamais et j’ai entendu la voix des enfants.

Mon frère lui, avait déjà pris sa décision il y a quatre jours : tout de suite.

Dans mon oreille blanche et violée il avait dit Moi c’est fini. Fini.

Il y avait eu le mot guerre aussi.

Mais la Haine c’était encore diffus. Depuis huit mois pourtant, et comment, de son propre sang, admettre, ça revenait poindre, mais chasser, plutôt être prostrée. Dans le travail dans les mots dans les batailles quotidiennes dans les vapeurs dans la danse dans les clubs dans les réseaux dans les verres dans les panoramas.

Ce refus.

Non la Haine ce n’était pas possible.

Et ce Tu n’iras plus jamais qui avait affirmé que si.

Il n’y aura plus jamais.

Monter la côte pour me transformer en cible.

Et en redescendre comme il y a quatre jours changée en statue de Haine.

Retournée par les curares, les poisons, les aiguilles longues comme une vie à Incarner.

Ce n’est pas cela que je veux écrire, tu comprends ?

Quand le film est sorti, je me souviens impeccablement, j’entends même encore la voix parce qu’elle est gravée sur ces feuilles qui animent mon piano mécanique depuis toutes ces années à tenter de, précisément, le trouver, cette voix de femme qui dit « Je lui ai dit, c’est lui qu’il faut prendre ( Mathieu Kassovitz ), et il faut lui faire faire un film « L’Amour ». »

Il n’a pas fait ce film là.

Il en fait d’autres, qui ont construit son parcours et son statut. Sa famille, aussi.

Alors c’est à moi tu comprends.

C’est à moi aujourd’hui d’écrire ce film.

Ce film là : L’Amour.

Ne plus jamais aller là-bas.

Débarrasser les oripeaux de la paralysie.

Se dénuder du Mal.

Mon dieu moi seule.

Avec ces armes qui repoussent : L’Humour, la Grâce. La musique.( les).

Il y avait eu cette torpeur, massive et invisible, cet œil de la spirale destructrice dans lesquels tous les vents contraires s’étaient donnés rendez-vous pour attirer mes désirs vers le fond.

Et une affirmation sans recours pour m’extraire du gouffre.

Rayer.

Tout ça n’existerait plus jamais.

Dissoudre ce cancer : la Haine.

Oh, elle avait su bien se travestir, toutes ces années.

Des déguisements.

Clore ce côté là de mon enfance.

Reprendre les négociations avec mon patronyme.

Rouvrir le bon chapître. (les).

Fermer ce livre là : la Haine.

Et attaquer le mien.

A très vite.

c.

24.05.2008

LE NOUVEAU WESTERN

J’ai failli intituler « lettre à quelqu’une » voir si elle suit toujours mais lettre à machin on a déjà donné à cette adresse et puis le nouveau western, outre que cette chanson, ça résume en deux mots ce que je vais pourtant me donner la peine de délayer un tant soit peu histoire de justifier une prise de parole du samedi soir.

Dire que cette semaine me laisse exsangue serait malheureusement totalement en deça de la réalité mais il n’existe pas de terme recensé pour dire au plus près le sentiment de vide sidéral après quelques jours tellement…

Je me souviens cette couverture de teknichiottart avec William en noir et blanc titrée « la vie fight club » et pour le coup ça ressemble à ça, la vie bousculée, malmenée, essorée jusqu’à la moelle des possible.

Avec tout enchevêtré, bien-sûr, les sentiments, la politique, le refus jusque là pendant quarante années et la garde à cet endroit qui se baisse parce qu’il s’agit de survivre et de ne pas se laisser faire.

Et ce visage comme décalqué sur le mien dont je ne sais si tout cela lui mettrait du rire ou de la fureur pour lui habiller les traits.

Je jure sur la tête de mes enfants que pas une seconde quand ce coiffeur que je ne connaissais pas m’a proposé le platine j’imaginais un seul instant que la ressemblance en découlerait de si près.

Pourtant, certains le pensent.

Comme si j’en étais à calculer : ça. ( n’importe quoi ).

On pourrait aussi à Absurd City évoquer ce que j’ai entendu cet après-midi, j’aurais « récupéré » des idées ( sous-entendu : que je je serais pas capable de les avoir eu moi-même, et sous-entendu également dans l’idée de « voler » une reconnaissance à laquelle je n’aurais pas droit).

On rêve.

Comme si je n’étais pas respectueuse, assez.

Comme si j’avais besoin de voler pour me faire aimer.

(once again : n’importe quoi ).

La légende urbaine raconte encore que j’aurais affiché dans mon récent bureau trois générations de mes ancêtres, comme pour mieux revendiquer ma filiation, et justifier ma présence.

Comment peut on tenter de répandre une assanité pareille, quand on sait le chemin qui fut le mien…

Il faut vraiment avoir de la merde dans les yeux ( et dans le cœur alors ) pour imaginer ça.

Il faut être con.

Très. ( comme écrirait Pam Choo ).

Ca n'est pourtant qu'une infime partie tu tissu de conneries et de méchancetés que j'ai eu à me mettre sous le stetson aujourd'hui.

Et je crois que c'est ce que je leur pardonne le moins.

La connerie. ( la méchanceté c'est un sport de faible ).

Alors après te dire que mon dos ressemble à un champ de contractures deux jours avant moisson, expliquer que ce n’est pas seulement de la fatigue ( fut-elle globale ) mais réellement un harrassement, jusqu’à ne plus trouver la force ni d’écrire ni de me concentrer ni…
Je me demande si ça ne serait pas un peu te prendre pour un con, ce que tu n’es pas toi qui a encore le courage de venir à Laideville.

Et puis j’ai ma méthode.

Ce soir Eurovision avec une table d’étoilé, et les étoiles dans mes yeux effacées au profit de la joie : Dani, Clem, Dam…et un marin bientôt là.

Il est Eurovision moins le quart, la musique de la Pink Panther à l’étage, des hortensias blancs sur la table, un gevrey chambertin cuvée « La ramée » qui me rappelle que la Bourgogne fut ma vie et que là bas, à la Ramée, deux personnes que j’aime plus que tout au monde pourront toujours me récupérer si je tombe.

Mais je ne vais pas tomber.

Je suis dans un western, c’est tout.

Avec les tables qui volent au saloon, le galop des chevaux dans les steppes, des règlements de comptes et à la fin, quelqu’un qui gagne.

Et pour l’instant, même si même si, je dois encore penser pour lever haut et fier la tête que peut-être, sûrement même, ce sera moi.

Bang bang.

c.

23.05.2008

CREATEUSE DE TENDANCES

In le Parisien ce matin :

UN CASTING POUR LES MOCHES.


" si vous êtes drôle et sans complexe, présentez vous au concours Top moches".


Non mais ho, c'est MON secteur déposé ça.

(...)

" cette société de production parisienne a décidé d'organiser un casting et de découvrir des gens qui ne correspondent pas aux critères de beauté actuels.

( je ferais bien tourner le lien à plein de copines mais je ne sais pas pourquoi j'ai peur qu'elles le prennent mal, oui, toi par exemple ).

(...)

"Tout le monde pourra ensuite voter pour son top Moche 08"


Oh l'otè, ça fait longtemps que c'est fait ça. ( je dis les noms ou pas ?)(oui?)


Et si on courcicuitait leur bouzin.


Tiens, toi aussi, envoies moi ton top moche ( merci.)( celui qui gagne gagne une nuit torride avec le gros) (il a très faim et très envie)

20.05.2008

MY LIFE AS A JAP*.

Amifidèlécourageux du blog moche tu n’es pas sans savoir que n’étant pas coutumière de la chouinerie à outrance et que le beau temps déboulant après l’onde tu te doutais bien qu’on allait pas éternellement radoter sur le pourquoi du comment j’aurais pu tenter de me faire sponsoriser par Kleenex ces derniers temps si j’avais eu un peu le sens de la rentabilité.
( Foin ).

Exit donc, les perspectives d’exploitation du ( légitime ) mouron de la semaine dernière, la rédactrice en chef de la mochitude adoubée n’a plus alors dès hier qu’à faire face à une autre de ses tares majeures : l’incapacité à recevoir ( par extension : sa terreur des surprises ).

Rendez vous donné dans un *****luxe à 19h30, jusque là éducation oblige rien de trop tracassant, le look usinechic faisant largement la blague passé la fin d’après-midi.
L’organisateur malveillant ( forcément malveillant, la surprise est mon supplice ) distille entre deux gorgées de Billecart rosé le strict minimum, nous en serons donc pas deux pour diner ( si tu m’as fait le coup des 40 voleurs planqués derrière la porte à la maison ou où que ce soit d’autre je demande le divorce doit se lire dans mes yeux mon tendre me rassure immédiatement sur ce point non non non pas ça tout mais pas ça).( noter le Tout).

Nous serons cinq dit-il.

Ah.

Famille.

Ah.

Pap…euh Mamanlabonnémoi ?

Nan.

Famille.

Ah.

ManuéLéo ?

Gagné.

Ah cool. ( oui mais plus un …)

Ca n’est pas Bel ami il ne peut pas venir.

Okééééé, alors…machin, machine, bidulechouette.

Nan.

Okéééé.

Tu trouveras pas t’façons.

Okéééé ( une deuxième coupe alors s’il vous plait ).

Bon, j’ai donné rendez vous à 21 heures.

Dans un endroit que tu ne connais pas.

( tentant toutes les vilainies pour soutirer la moindre info) : J’aimerais bien me changer.

Ok.

On y va à pied ou en scoot ?

A pied.

Mmmm, c’est près de la maison alors ?

S’ensuit tout un chapelet pathétique d’éventualités parfois farfelues parfois moins, et toujours néanmoins le spectre des 40 derrière la porte SURPRISE ! ( atroce ).

Il faut qu’on y aille.

J’ai fait ouvrir un endroit qui normalement est fermé le lundi spécialement pour toi.

A ma décharge mon cher et en profite honteusement pour me ballader, me pousse à la devinette, me trimballe sur d’évidentes fausses pistes, bref, il kiffe le petit salopard ( pour la bonne cause mais petit salopard quand-même, hein).

BREF.

On monte dans l’aquarium, et je sens bien au fur et à mesure des marches que ça pourrait bien quand même se passer dans nos murs ( léger remember historique de taille : les enfants on été expédiés chez bellemôman ( Bénie soit-elle soit dit au passage ) pour que SOI DISANT on ait notre soirée libre. (mmm)(ma crédulité a des limites très restreintes).

Je refuse CATEGORIQUEMENT d’ouvrir moi même la porte de la maison.

Je refuse également tout aussi abruptement de monter l’escalier la première.

Je reconnais dans l’entrée en-dessous la voix du parrain.

Ok.

C’est donc ici que.( premier mensonge, s’ils sont quarante non seulement je divorce mais je te tue avant ).

Un son enveloppe l’escalier alors même que je me décide en trainant les 9cm à grimper.

J’aperçois les 4 coques.

4 violoncelles, donc.

Ils sont là, trois filles un gars, installés devant la…

La table.

Avec le couvert des grands soirs, les fleurs, et, cherry on, un chef à moustaches.

( là je fonds un peu parce que quand même, quand on sait l’emploi du temps de mon divinmarin, on ne peut que ).

Il y a la marraine d’A., aussi, que je n’ai pas vu depuis…

Je suis un peu sur mon petit cul.

Evidemment, ça ressemble à sa maman et sa grand maman et…à lui. Et à ma granny aussi.

Alors après, te dire amidulaid que tout, les vins ( j’aurais aimé écrire pinard pour la beauté du mot mais ça n’est pas la bonne adresse ), les mets ( les plats quoi )( LA BOUFFE ) tip top(s), le freestyle conversationnel ( le parrain tentant de convaincre la marraine comme depuis qu’ils se connaissent de lui prêter son ventre pour lui faire un enfant )(parrainpédé : préciser ?), le Léo en deuil annoncé de Colettisation pour cause de nouvelle aventure en vue autocentré comme jamais ( mais méritant : il n’a rien avoué quand je lui ai mis une superdanse à ce sujet quatre jours auparavant, le connaissant, ça tient de la performance ), après ( le soulagement, intense, C’EST BON TU SAIS MAINTENANT ), après…

Si je me plante là où je suis c’est décidé : je fais princesse comme job.

( trop ça me plait, trop je kiffe, trop c’est de la balle )( Princesse djeunéternellement : préciser ?).

Merci à lui.

C’est le retour de la baraka.

And I need some.

A vite.

c.

( *JuishAméricanPrincess)







16.05.2008

YESTERDAY, ALL MY...

Il y avait eu ce sms à sept heures trente ( l’heure maudite ?), ce sms tellement que la boule enfin jaillie, et les eaux salées mêlées à celle de la baignoire, elle, se remplissant, tapie en haut loin du regard des enfants qui n’auraient rien saisi, eux, un si beau jour…

Et ces bouquets, celui de Jeanette, ma vieille de l’île, énorme, énorme et incroyable, signé, comment avait elle pensé, elle qui soi-disant, les bouquets des unes, des autres féminines, paroles de femmes dites avec des pétales, et le bouquet, qui lui, n’arriverait pas, plus, plus jamais, celui qui venait par Franck, celui toujours avec un petit mot acerbe pour le milieu par refus de céder à trop de tendresse alors que, le choix même, toujours impérial et démesuré.

Il y avait eu le départ du marin et la perspective de son absence en ce jour, le premier, et les tourments croisés de la déficience masculine là où justement, le premier homme de ma vie et pour toujours, et pour toujours enfui désormais, tous ces nœuds dans la colonne, et ces chagrins résilients de la séparation, alors, fuir, plonger dans les concepts, écrire des histoires pour des produits, circuler, le vent pour sécher, les grisailles rétrécies sous le casque.

Il y avait eu ce déjeuner imprévu dans une mezzanine rive gauche, et des évocations bien utiles en ce jour, ce personnage imprésent revenu dans l’espace, et des sourires à l’idée de ces petits garçons dont l’œil frise et sourit pour faire oublier qu’ils sont des monstres de quatre ans.

Et cet aveu d’un père émouvant ô combien, il ne voulait pas de fille jusqu’à ce que la sienne, et là, dès le premier regard, son instinct de protection, pour toujours à jamais.

Pour toujours, à jamais.

Et puis, comme tous les trop mauvais départs, il y avait eu la face B, celle de bel ami dénommé bellissime, avec lui dans un parc impromptu et si…, dans les jardins de l’ambassade de grande Bretagne, jouxtant l’Elysée, un club de buveurs de whisky et des cocktails à la fleur de violette, un soleil rosissant les pierres et le jardin anglais par excellence qui irradiait les prunelles.

Le début des vrais sourires.

Bel ami en confident, bel ami incitant à ce que la route, comme les bosquets, soit enfin taillée en toute liberté, la route des pages et des verbes, libre enfin, et si, et si le destin, ne pas avoir peur, au contraire, et si le moment venu enfin.

Libre.

Enfin rue amelot, de toutes les perditions, retrouver le grand, un chambolle musigny, partager, dans une douceur et un calme, jusqu’à l’arrivée surprise du parrain, bien sûr, compter sur lui, ses mots du matin plus confidés que jamais lui dont la garde tient toujours son allure, Tu sais, moi aussi souvent je…Oui, nos manques, nos incrédulités, nos irrémédiables.

Depuis Soleil même, jamais départis l’un de l’autre.

Alors, les rires enfin fous, lâchés, animaux et fiers de l’être, nos enfantillages de grandes personnes, enfin, de la gorge, le corps évanoui sous les vapeurs, l’esprit envolé, loin, loin au dessus.

Là où il, peut-être, n’a jamais cessé de me veiller.

Et ce soir : la fête.

( L’orage est passé ).

Sun for me ( for once ).

c.




14.05.2008

UN ETE...

A part ça*…

Ce nœud éprouvant, la boule ( noire), convergence de symboles, premier anniversaire sans, et aussi sans (et sans et sans...), à moi d’aller chercher les roses ( servie en ronces, merci ), de marquer ce coup(s) solo, des symboles je te dis.

Une année qui se termine pour de vrai, et pas assez en beauté, trop de flou, trop d’imprécis, carence de netteté et de mises en perspectives.
L’architecture du futur pour l’instant brinquebalante, ( grand ennemi du taureau, l’incertain, le mou, le flottement ), le dessein pourtant à peu près clair hier encore, nuisance (s).

Il y avait ce rêve, ce matin, j’étais assise sur le capot avant d’un bolide, soudain, un véhicule arrêté devant, et au lieu de freiner, celui qui conduit la voiture sur lequel je suis assise qui fonce.
Entre les deux voitures, un homme traversant, petit, voûté, noir, sombre, ivre, défoncé, une épave.

L’homme écrasé entre les deux pare-chocs me fait hurler.

Pourtant, une fois fait, la phrase qui m’extrait des limbes est C’était lui ou moi.

C’est ça, c’est tout à fait ça : Lui. Ou Moi.

Il y a cette chose en moi, noire sombre et parfois ivre, qui lutte pour sortir.

Mais le manque d’espace(-temps).

Se laisser aller ça demande de l’espace, pour après.

Alors quand il y a toujours un après, Lui (un autre, le mien), les enfants, le circuit taf.

La boule sombre reste.

( Passez moi un bolide tout de suite ).

Demain c’est la fin de cette année de merde.

La fin de mes 41.

J ‘aurais du comprendre cela avant.

Comprendre que ce n’était pas l’année du monde.

La mienne, s’achève aujourd’hui.

( je passe la cinquième quand je pense à ça ).

Demain la route s’ouvre ( et ça fait peur, bien-sûr ).

Ca aura été une année vraiment moche, elle.

Demandes à Manu, a José, à Fred Marius et Alice, demandes à Diane, à Xavier, à Jeanne…

Demandes à Mathias, Antoine, Charles, Martin.

Une année de merde.

Alors que ce film de 69.

( tiens donc, 69…)( Non, c’est de quelqu’un qui n’est plus qu’il s’agit, oui, même si venir lui dire que je l’aimais lui qui s’en est allé à jamais etc…)(non, pas Serge).

Robert Mulligan.

La musique de Legrand.

Le visage de l’adolescence. Et cette phrase ( le jour des symboles ) :

(…dans la maison vide un mot d'adieu de la jeune femme) : "Je ne veux pas essayer d'expliquer ce qui s'est passé car je sais que plus tard, tu trouveras la manière exacte dont il faudra t'en souvenir... "

Mon année commence demain, ça tombe bien, c’est l’été.

See you there.

c.


* Chaudement recommandé ( et pour faire dire la vérité à ES qui reprochait effectivement à cette adressemoche de servir de lieu promotionnel au groupe en question ), vendredi soir c’est Nôze au bataclan, soit le parfait enterrement de vie de glaçons en prévision.
Si tu veux venir, m’écrire.


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