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16.05.2008
YESTERDAY, ALL MY...
Il y avait eu ce sms à sept heures trente ( l’heure maudite ?), ce sms tellement que la boule enfin jaillie, et les eaux salées mêlées à celle de la baignoire, elle, se remplissant, tapie en haut loin du regard des enfants qui n’auraient rien saisi, eux, un si beau jour…
Et ces bouquets, celui de Jeanette, ma vieille de l’île, énorme, énorme et incroyable, signé, comment avait elle pensé, elle qui soi-disant, les bouquets des unes, des autres féminines, paroles de femmes dites avec des pétales, et le bouquet, qui lui, n’arriverait pas, plus, plus jamais, celui qui venait par Franck, celui toujours avec un petit mot acerbe pour le milieu par refus de céder à trop de tendresse alors que, le choix même, toujours impérial et démesuré.
Il y avait eu le départ du marin et la perspective de son absence en ce jour, le premier, et les tourments croisés de la déficience masculine là où justement, le premier homme de ma vie et pour toujours, et pour toujours enfui désormais, tous ces nœuds dans la colonne, et ces chagrins résilients de la séparation, alors, fuir, plonger dans les concepts, écrire des histoires pour des produits, circuler, le vent pour sécher, les grisailles rétrécies sous le casque.
Il y avait eu ce déjeuner imprévu dans une mezzanine rive gauche, et des évocations bien utiles en ce jour, ce personnage imprésent revenu dans l’espace, et des sourires à l’idée de ces petits garçons dont l’œil frise et sourit pour faire oublier qu’ils sont des monstres de quatre ans.
Et cet aveu d’un père émouvant ô combien, il ne voulait pas de fille jusqu’à ce que la sienne, et là, dès le premier regard, son instinct de protection, pour toujours à jamais.
Pour toujours, à jamais.
Et puis, comme tous les trop mauvais départs, il y avait eu la face B, celle de bel ami dénommé bellissime, avec lui dans un parc impromptu et si…, dans les jardins de l’ambassade de grande Bretagne, jouxtant l’Elysée, un club de buveurs de whisky et des cocktails à la fleur de violette, un soleil rosissant les pierres et le jardin anglais par excellence qui irradiait les prunelles.
Le début des vrais sourires.
Bel ami en confident, bel ami incitant à ce que la route, comme les bosquets, soit enfin taillée en toute liberté, la route des pages et des verbes, libre enfin, et si, et si le destin, ne pas avoir peur, au contraire, et si le moment venu enfin.
Libre.
Enfin rue amelot, de toutes les perditions, retrouver le grand, un chambolle musigny, partager, dans une douceur et un calme, jusqu’à l’arrivée surprise du parrain, bien sûr, compter sur lui, ses mots du matin plus confidés que jamais lui dont la garde tient toujours son allure, Tu sais, moi aussi souvent je…Oui, nos manques, nos incrédulités, nos irrémédiables.
Depuis Soleil même, jamais départis l’un de l’autre.
Alors, les rires enfin fous, lâchés, animaux et fiers de l’être, nos enfantillages de grandes personnes, enfin, de la gorge, le corps évanoui sous les vapeurs, l’esprit envolé, loin, loin au dessus.
Là où il, peut-être, n’a jamais cessé de me veiller.
Et ce soir : la fête.
( L’orage est passé ).
Sun for me ( for once ).
c.
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Commentaires
bel ami, on devrait tous connaître qq qui s'appelle bel ami
Ecrit par : griz | 18.05.2008
On devrait tous avoir un Griz à opulente poitrine sucrée dans son périmètre.
Ayant cette chance, je considère que la première bonne nouvelle de (mon) l'année serait celle ci.
Un retour de Grizon. Son bébé en pleine forme.
Welcome home double-mama. ( We missed you a lot...).
Ecrit par : cee | 18.05.2008
oh, je me chauffe un peu à certains rayons, et je recommencerai à pondre, c'est sûr
Ecrit par : griz | 19.05.2008
sun shine !
Ecrit par : peekaboo | 19.05.2008
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