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26.04.2008
PA(RADISE)NORAMA BAR
Ce soir, Berlin, le plus beau club du monde.
Nôze fait sa sortie.
Live prévu vers cinq heures.
Il va falloir tenir...
Sun for all.
c.
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25.04.2008
LETTRE A C.
( que tu ne liras pas, en tous cas pas celle là...).
Je t'ai effectivement laissé un message hier, ta voix souriait sur le répondeur, je t'ai dit vouloir t'écrire, j'ai toujours trouvé ça bien, mieux, d'écrire une vraie lettre pour répondre à un livre.
Un des cadeaux lorsqu'on est édité, que ces lettres.
Comme ça que je les vois, moi.
T'écrire.
Je suis rentrée en fin d'après-midi au moment où le soleil se couvrait, une pile à la main et le tien que j'avais commandé il y a dix jours, après qu'AS m'en ai parlé.
Sur le canapé rouge de toutes les littératures, j'avais une heure devant moi.
J'ai un peu débordé.
Au téléphone qui me rappelait sans cesse que j'allais être en retard ( ma phobie des retards ), je répondais fidèlement Oui, j'arrive dans.
D'un trait finalement.
Ce frère perdu comme je te l'ai dit dans le message.
Toutes ces dernières années, nos entrevues douloureuses, ton éloignement cinglant, ton mépris distancié, tes appréciations rabaissantes sans méchanceté.
Cette veste noire en velours et cette chemise orange, comme je m'en souviens, ce soir là au Prix de Flore où j'étais venue avec William pour qu'l remette son prix à Nicolas Rey, tu m'avais à peine effleurée, je regardais ta veste, je contemplais ce personnage que tu étais devenu et que je ne connaissais pas, sans sentiment, sans passé, sans attache, sans sensibilité.
J'ai confondu, parce que cela me faisait souffrir, mépris et anesthésie.
Ton premier *vrai* bouquin est sorti. Ceux d'avant étaient des paravents. Démonstration (inutile ? voire...) d'intelligence. Signifiance d'appartenance à un milieu ( intello ). Ton premier cri.
Celui qui te racontait, vous, ton drame et toi.
Je me suis demandé à cette époque comment nous avions pu vivre tant d'années comme des frères et taire.
Toi comme moi.
J'ai repassé nos années au crible et fait saillir de toutes les failles ce que nous nous étions dissimulé.
Ton livre d'hier, lui, a pris mes entrailles en otage.
Comme il le fera avec tous ceux qui feront face à leurs propres démons.
Ann m'a appelé avant-hier vers 23h pour m'annoncer qu'Alexis D. est mort. Quelques années après son petit frère. Je n'ai pas laissé cette nouvelle tragédie me prendre. J'ai refusé. J'ai juste pensé au fur et à mesure de tes pages Pas lui, Pas toi.
Et j'ai voulu te remercier.
Camille a raison, on ne peut pas prendre la douleur des autres. Il faut assumer la sienne, et la transformer.
Ton livre bouleversant de raconter nos années côte à côte, et ce sourire en biais à constater que la seule évocation de notre lien est une séance de rosé.
Pourtant.
Pourtant tant d'autres choses. Le solex, lui, je l'avais oublié.
J'avais écrit dans Soleil même le livre Et recevoir, c'est tout un métier.
Je voudrais je te l'ai dit hier, te revoir et te serrer dans mes bras sans bruit.
Je voudrais sentir ton torse contre le mien et conjuguer ta rédemption à mon amour sincère et fraternel, par miracle, tu ne me séduisis jamais.
Tu ne m'as pas rappelé. Pas encore ?
Je t'écrirai cette lettre, une autre, avec un feutre et ma belle écriture volontaire.
Mais c'est à ce silence que je pense.
Celui d'une étreinte à laquelle j'aspire comme on efface le trouble des années perdues.
Celui des gens qui s'aiment et s'expriment avec les ondes et les fluides et les pores.
Je voudrais regarder tes yeux en face, eux que tu m'as si souvent refusés.
J'avais noté ton numéro l'an dernier sur cette péniche où je n'avais qu'à moitié cru au miracle.
Je m'en suis servi pour t'annoncer la mort de Nathalie à noël.
Aujourd'hui je voudrais répondre.
Sentir un instant la gêne.
Te proposer un rendez-vous.
Et t'écrire avant le seul message qui vaille, quelle que soit la tournure.
Le moins simple à dire, quand il est droit dans ses bottes de cent lieues de distance maintenant abolies.
L'amour suprême.
J'attends.
Je t'aime.
c;
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24.04.2008
NE PAS CEDER A LA TENTATION
et nous délivrer du mâle...
Ami du bloglaid, te voilà proposé aujourd'hui un exercice de type nouveau, le pré-boycott.
Késacul ?
Afin de t'entrainner pour le marathon du boycott qui t'attend dès lors que commenceront les Doperies Olympiques, te voilà dès ce soir offerte la possibilité de NE PAS.
NE PAS allumer ta télé.
NE PAS céder à la tentation *juste cinq minutes pour voir s'il est sapé en croque-mort Prada*.
NE PAS céder à la tentation *juste cinq minutes pour voir si même Calvi ( même Calvi...) sert la soupe.
NE PAS céder à la tentation *juste cinq minutes pour voir si les bétabloquants nouvelle génération sont à ce point performants que non, réellement, il n'a pas du tout l'air stressé*
NE PAS.
A la place, tu peux regarder n'importe quelle niaiserie de ton choix qui elle au moins, te distraira réellement de la peau de chagrin qui te sert de portefeuille ( chaudement recommandé pour ceux qui ont le cable : *les maçons du coeur* ), cultiver ton jardin au propre comme au métaphore en lisant un vrai livre sans storytelling* dedans ( *storytelling : méthode marketing politicienne consistant à créer en permanence des histoires pour maintenir une omniprésence sur le champ médiatique, a très bien fonctionné pour Blair, Clinton, et le nain endimanché jusqu'à son élection ), tu peux manger léger sans compter sur la prestation du sus-dit pour te couper l'appétit ( de toutes façons tu n'as plus les moyens d'acheter de la viande, des légumes *à la limite*), faire l'amour avec la/le/les ( allez ) partenaires de ton choix, bref TOUT ( mais pas ça façon Luis Trio ), sauf céder à la sirène de la tentation qui te dit
*juste cinq minutes pour voir peut-être que*.
Nan.
NAN.
Il fait beau.
Il fait bon.
Enjoy life.
13:53 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.04.2008
MERCEE YOJIK.
Fou rire du matin (aka noie chagrin) : là :
http://yojik.canalblog.com/
Les Chtis : le retour (de la vengeance).
Je crois que c'est au moment de Muriel Robin que...
( et des cinq bouteilles de vin mais c'est moins mainstream...)
Thanx.
09:28 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.04.2008
GRIZBELLE
Je publie ( sans autorisation ) le mail reçu hier soir.
Si j'avais des larmes de tendresse, je les déposerais bien là. Tout près.
Je souris à la place, ça fait plus gai sur un blog moche.
Supporters, à vos messages...
" il y a des silences dont on se doute,
et je ne doutais pas,
tiens j'écris comme toi, forcément je n'écris plus, quelques phrases en néonat sur un carnet à spirales gris, t. et moi, je lui parle, il va bien, il grandit et c'est très beau, le petit recroquevillé qui apprend la vie, c'est long, ça demande une patience incroyable, l'énergie aussi, j'ai tout ça pour le moment, on est heureux et patients, on construit la famille, ça fait une impression, 4, notre mission, il suffit d'oublier les autres, naissances, chaque naissance est unique et celle de t., son histoire, j'aime beaucoup son histoire, abstraction faite de toutes les autres histoires possibles, c'est la plus belle et la seule valable. (je deviens un peu mystique peut-être.)
effectivement, le gros problème c'est le temps,
vivre comme un foetus, ça prend un temps fou,
encore à peu près 4 semaines, la médecine nous coache pendant que t. apprend à se réveiller.
(je t'ai dit que c'était une infection qui avait déclenché l'accouchement? streptocoque B. le truc rare, bon, c'est bien de commencer dans le rare. accouchement éclair, un bel accouchement plus vite que son ombre.)
après, on verra,
so long cee,
keep in touch
biz griz "
09:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.04.2008
GRAZIELLA MON AMOUR
Cette note aurait également pu s'intituler :
" Seuch e wonderfoule keupeul "
" SMS FEVER "
" QUIZZ ROYAL "
" TROP ?"
etc etc etc...( ami lecteur je te laisse toi-même trouver la suite, lâches tes comms )
Cette note est dédicacée à Graziella Pibi parce que c'est à elle que j'ai tout de suite pensé quand, mais tout le monde est invité à jouer ( lâches tes comms on a dit ).
Donc :
J'étais tout à l'heure à un vernissage avec une plasticienne de mes amies ( qui pourrait donc confirmer on n'est pas au nouvel obs, hein ), quand je recroisai un de mes camarades de post-ado, premier groupe premières caves premières scènes rock, tout qui remonte de ces années, quand notre ami Fredo-Frida était encore de ce monde, et que je faisais la choriste ( j'avais été recrutée pour mes compétences vocales, à l'époque je menaçais encore de devenir chanteuse lyrique pour de bon ) sur des reprises des Stones.
Nous étions deux, choristes.
L'autre, grande et blonde, avait un nez busqué, et un corps de rêve.
( et toute une panoplie d'atouts peu en rapport avec le chant lyrique ).
On en était donc avec mon camarade bassiste et parolier à prendre des nouvelles des uns des autres quand de l'une forcément.
Deux trois anecdotes assez croustifondantes plus tard, le must.
Mon vieux copain L. me sort son petit téléphone blanc, et lui qui n'est pas mauvais ni méchant pour un sou me dit " celui-là quand-même, je le garde..."
Le SMS est donc signé d'elle :
" Coucou mon L.
J'espère que tu vas bien.
Moi je suis chez la queen.
Trop fun ! "
il y a une formule de politesse que je ne me remémore pas dans son exactitude et je ne veux pas restituer qui ne soit pas.
Chez la queen.
Trop fun.
Alors.
Alors mon Graz.
Devines.
( et toi aussi mon lecteur de blogmoche que j'ai, fais toi plaisir )( c'est trop fun )
Cheers.
22:26 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.04.2008
JE NE SAIS RIEN MAIS JE NE DIRAI RIEN
Ca commence comme un film avec un grand blond avec une chaussure noire et ça finit comme un titre de Marc L., manque plus que le point d'interrogation.
Je ne sais donc pas, et ne saurai jamais, si c'est vrai, ce que j'ai entendu de mes propres oreilles saillir de la bouche de mon frère, une énormité pareille ça donne envie de devenir sourd ( alors que la surdité tu vois ce que je veux dire ), je ne saurai jamais si quelqu'un d'autre que la personne qu'il a cité pense réellement une atrocité pareille.
Et je ne dirai rien, parce que dire, ce serait comme admettre.
J'aurais donc pu appeler cette note c'est beau ce blanc on dirait une porte de frigo mais je me serais mis le (très) gros retraité du blog à dos, cause que c'est son titre à lui qu'il avait, quand il faisait encore se bidonner toute la netosphère avec ses ( boudins qu'il à de bibendum ) sarkosites chroniques.
Parce que pour tout avouer ( pour le coup ), ça me la coupe sérieux ( la chique ).
On imagine ( croit, c'est pareil, demandes à ta paroisse ) toujours qu'on a vu-lu-entendu-assumé-supporté le pire, et puis non, le pire est magnifique, il en retombe une louchée dans l'escarcelle, un boulet sailli de nulle-part, prends-ça dans ton ventre.
Alors, alors disgresser.
Louvoyer.
Cacher le monstre derrière l'image entêtante de la baie de Cancale un dimanche d'Avril quand toute la France est noyée et que là, miracle, le soleil émeraudise l'étendue à perte.
L'ensevelir sous les parfums et saveurs du chef au bec de lièvre, qui quitta un jour l'officine pour la cuisine, et gagna trois étoiles à la sueur de son génie des épices, douze bouteilles à six et tard dans la nuit, devant la baie en haut des falaises, sourire.
Dominer la puissance néfaste en l'écrasant sous la magie surannée d'une table de port à midi, nappes roses et mémés en dentelle, beurre blanc et blanc en général à tous les étages : VIVRE.
Nier férocement en remindant la montée bondée du petit Mont saint universel, son omelette-arnaque, sa faune, où la possibilité sur un îlot de terminer en entérite un pur week-end gastro.
Nier. Dominer. Ensevelir. Cacher.
Penser plutôt l'arrivée attendue de Dani Siciliano, se souvenir que bientôt les Moines, se faufiler au milieu de lycéens en colère la fleur au fusil des années révolutionnaires, observer naïvement la danse du monde.
Persister : L'amour est un miracle.
17:55 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.04.2008
DUR DUR D'ETRE IMBIBE
Le best copyright de la semaine.
@Juliencaviste&Nico.
23:49 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
LIVE-LINE
Un choix tout sauf innocent, ce jour de son anniversaire, un peu plus de deux mois pour.
Louise Bourgeois comme détonateur, ASdG quelques semaines auparavant comme entremetteur (euse),
et la pression de retour vitale.
Aura-ce une influence sur les ponctuations à cette adresse, voire...
La sensation ( fort désagréable ) de mouvance globale qui résume ces jours derniers, nuée d'incertitudes pour demain, conflits explosant au jour dans la plus violente des vulgarités, cette envie de tirer des lignes définitives...
Un flou général à l'opposé de la rassurante esthétique.
Retrouver via Sophie Calle la (ici au moins:) rassurante ( et persistante ) conviction que tout est exploitable dès lors que le turbin s'en mêle.
Et que la turbine fonctionne.
Une semaine déplaisante, de bases aléatoires, pourtant irradiée de nombreuses éclaircies, le talent des autres, la sollicitude de certains autres encore, la gentillesse ( pure ).
Et puis, hier soir, ce mail, Choisis ta date.
C'est fait.
Ce jour où l'un des personnages aurait eu 70 ans.
Tout est en place : base, trame, fil.
Là au moins, tout est en place.
Ailleurs, les nuits s'arrêtent à quatre heure, les mots percent, cassent, démolissent.
Ailleurs, les phrases anéantissent.
Demain : voir la mer.
10:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.04.2008
LES ARISTOCHATS
Tu es comme moi avide de sensations euphorisantes, à la perpétuelle recherche d'une antidote à la morosité ? ( ne rêve pas je n'ai pas de solution miracle et permanente, et si j'en avais une je te la vendrais très très cher), j'ai une proposition à te soumettre :
Un mardi par mois ( c'était hier la prochaine donc, calcules, mon truc c'est la littérature pas les chiffres si tu es comme moi investis dans une calculette chinoise ),
la formation de Marcel Zannini se produit au " Petit journal " ( 71 bd St Michel la sortie du métro Luxembourg est devant la porte ), formule diner si tu en as les moyens sinon tu viens boire un verre, les musiciens démarrent les hostilités vers 21h...
Et là, te voilà, malgré le froid le gris le gngngngngn, projeté dès la première salve dans le merveilleux monde lui-même des Aristochats.
Marcel et sa clarinette, Marcel et son saxophone, Marcel et sa voix ( il pousse la chansonnette avec cette malice de kakou irrésistible ), Marcel et sa silhouette pourtant frêle qui ordonne un troisième set malgré ses 85 ans...
Son batteur, figure de proue des années titi, tance qu'il faut en profiter qu'ils ne sont pas sûrs d'y être à la prochaine.
Son trombone, son pianiste.
Et son fils Marc-Edouard ( Nabe), qui laisse les oripeaux d'écrivain pour gratter la guitare avec le swing Djangoïen des films de Louis Malle.
Crois en une grande amatrice de paradis artificiels ( l'autre n'existe pas on l'a déjà dit, en plus s'il existe il est plouc, on ne peut même pas envoyer d'e-mails ), une soirée comme celle-ci, c'est l'assurance de cet air bête lié à un sourire vissé quoi qu'il arrive ( même s'il pleut que le chauffeur de taxi est d'une humeur de chauffeur de taxi etc... ( pour les petits tracas demande à Pam Choo)) jusqu'à ce que tu t'endormes, rassuré par autant de vieillesse qui n'en est pas, par autant d'énergie, de jeunesse du c(h)oeur, d'envie de vivre en musique.
Je t'aurai prévenu(e).
Libre à toi.
Cheers.

