31.03.2008
TOUT A L'EGO
Une heure : 22h30 ( Alias La deuxième partie de soirée, de ceux qui bossent tard, de ceux qui ont des niards : première partie de soirée ).
Un média : un lundi : télé ( garde fou des alcooliques mondains : sacrosainter le lundi ).
Une chaîne : Paname prem's ( la fashion, le Branché ).
Une série : Oui, celle des deux toubibs de la névrose estéthique ( le Fléau, la névrose pas la série ).
Deux pubs juste avant :
Bagnole : la signature " Distinguez vous ".
Juste après :
Téléphonie : la signature " Illimitez vous ".
Egologie.
Dictature.
Egonomie.
Filon.
Ego-systeme.
Tendance bio-rythmique.
Ego spritual.
Fantasme.
L'ego.
Enjeu de construction mercantile.
Bonsoir ( sous mes applaudissements ).
23:07 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.03.2008
ABRAHAM(S)
« T’avais mis ta robe légère,
Moi l’échelle contre un cerisier,
T’a voulu monter la première,
Et après
Y’a tant de façon, de manière,
De dire les choses sans parler,
Et comme tu savais bien le faire,
Tu l’as fait
Un sourire, une main tendue,
Et par le jeu des transparences,
Ces fruits dans les plis du tissu,
Qui balance
Il ne s’agissait pas de monter bien haut,
Mais les pieds sur les premiers barreaux,
J’ai senti glisser le manteau,
De l’enfance
On a rien gravé dans le marbre,
Mais j’avoue souvent y penser,
Chaque fois que j’entends qu’un arbre,
Est tombé
Un arbre c’est vite fendu,
Le bois quelqu’un a du le vendre,
S’il savait le mal que j’ai eu,
A descendre
D’ailleurs en suis-je descendu,
De tout ces jeux de transparence,
Ces fruits dans les plis des tissus,
Qui balancent
J’ai trouvé d’autres choses à faire,
Et d’autres sourires à croiser,
Mais une aussi belle lumière,
Jamais »
Il y avait eu ce réveil en sursaut vers six heures moins le quart, oui bien sûr l’heure où il rentraient en scène à Miami, bien-sûr mais.
Il y avait eu ce rêve dans les trente secondes précédentes qui avait fait revivre Delphine de si étrange manière, elle était dans une pièce de l’autre côté de la porte, avec quelqu’un, j’allais la revoir, enfin, il y avait du même côté que moi de la porte un ami à elle, cet ami que lui non plus je n’avais pas revu, et nous nous tombions dans les bras l’un de l’autre et au moment où ç’allait être mon tour de rentrer trois filles arrivaient et me spoilaient mon tour, et ce regard complice avec celui qui me serrait contre lui et ma tête dans son cou qui soupirait enfin…
Il y avait eu plus tard cette fille sur son vélo alors que je traversais sous la pluie qui gueulait à son fils de trois ans à l’arrière de son vélo et quand elle m’a vue elle a gueulé « et la bourgeoise avec sa poubelle » alors que je souriais sous la pluie alors je l’ai rattrapée avec ma jolie petite poubelle noire, celle là même signée allemande comme poubelle…, alors je l’ai rattrapée place des Vosges j’ai ouvert grand ma fenêtre côté passager et je lui ai gueulé « tu sais ce qu’elle te dit la bourgeoise dans sa poubelle » et ça a eu l’air de lui plaire alors elle a gueulé « Non qu’est ce qu’elle me dit ? » « Et ben Réfléchis » je lui au gueulé en refermant ma fenêtre en pensant aux majuscules de Boultan.
Il y avait eu cette déclaration signée avant-hier à cause de la date butoir qui aurait du mais pourtant et j’ai signé et daté des chèques plus tard aujourd’hui dans cette banque de Neuilly où j’étais toujours à découvert quand j’habitais au-dessus avec Galud en 87 et ce regard que j’ai eu du premier étage du tabac de la place rue du château qui me rappelait aussi quand il venait chez le traiteur quand j’ai accouché juste à côté et ce serrement qui aurait du percuter avec les dates sur les chèques mais.
Il y avait eu cette discussion autour de ces effluves et de la direction et cette photo qui dépassait par derrière des chemises sur ce bureau de quelqu’un que je ne connaissais pas il y a deux semaines et ce nom prononcé mais j’étais dans l’avenir et les incertitudes et les définitions et cette vision de la femme à défendre.
Il y avait eu cette descente dans le parking et le morceau qui martelait dans ma tête depuis ce matin et la lecture de l’article dans le Figaro et le commentaire d’Abraham hier quelquepart daté du 25 mars qui parlait du chanteur de la chanson et la radio du parking RTL2 qui diffuse toujours de la merde qui s’est mis au moment où je descendais à passer le morceau et ce genre de hasard alors j’ai souri et je suis montée dans ma caisse ( noire )(Soleil même, remember ?), et en sortant à ciel libre j’ai mis le casque blanc pour écouter le morceau dans l’iphone en m’isolant du monde et j’ai ouvert la fenêtre côté conducteur pour ne pas perdre totalement le danger de la ville de vue, et j’ai mis le morceau en repeat et comme depuis trois quatre semaines j’ai retrouvé ce truc des Gipsy Kings et je souriais même si les Gipsy Kings ça me ramène à.
Et puis pour la première fois j’ai vraiment écouté les paroles pour les apprendre par c(h)œur pour pouvoir chanter et je lisais à triple sens, et cette histoire de lumière, de pierre gravée comme du marbre et d’arbre dont il avait été si difficile de descendre et en arrivant vers la porte Maillot mon cœur s’est serré de cette façon que je connais bien où si je ne bloque pas les larmes vont bientôt sortir.
Je ne comprenais pourtant pas, avec tous ces signes.
Il y a eu alors ce souvenir d’un autre rêve de Delphine à peine quelques mois après qu’elle soit morte, un rêve en blanc ( de mort) de lumière incroyable, Delphine était sur un lit blanc murs blancs linge de lit blanc elle habillée en blanc treillis blanc débardeur blanc, elle avait juste des cheveux un peu auburn et une lumière ahurissante un truc tellement solaire et elle riait aux larmes pliée en deux sur ce lit et le mouvement de la lumière dans ses cheveux et la blancheur ( la mort ) et ce réveil il y a quelques années dont je me souviens très bien qui ressemblait à celui de ce matin et le morceau qui juste à ce moment là « mais cette lumière, plus jamais ».
Et j’ai chialé.
J’ai continué toujours sans voir et sans comprendre alors que ce morceau en boucle jusqu’à aujourd’hui c’était toujours lié à une liesse même si en me souvenant que Cabrel depuis « Mais je rêve je lance des mots vers le jours qui s’achève je voulais que tu restes il n’a pas entendu » de mes treize ans en passant par la Carte postale d’un peu plus tard et la tauromachie des années 90 ça a toujours été pour moi un vecteur d’explication de ma théorie sur le pouvoir des chansons populaires, que j’ai rédigé un jour dans le carnaval au Brésil pour le mettre dans « Waow » et que j’ai viré avant la remise des épreuves parce que c’était un sujet à soi tout seul, j’écoutais en chantant par dessus fenêtre ouverte malgré la pluie ( et pour pouvoir fumer) et les paroles et les triple sens que j’y lisais et tous ces signes mais toujours pas les larmes rentrées mais le serré toujours là et les oscillations entre une drôle d’allégresse celle des vendredis et des perspectives et des phrases que je commençais à tant vouloir écrire alors que les embouteillages, et les mots disséqués qui me racontaient tant d’histoires et la lumière et le blanc et le plus jamais.
C’est là.
Dans la rue de Chabrol alors qu’une flic m’a stoppée pour laisser passer des mômes qui auraient pu être les miens, il pleuvait c’était trop tard pour aller les chercher, j’ai remis encore une fois le morceau mais plus fort j’étais arrêtée et même si j’ai pensé que la flic pouvait me pendre la tête parce que le walkman en voiture je devais sourire assez pour qu’elle n’y pense même pas, et j’ai bien ré-écouté le sens que je donnais, moi, à l’arbre fendu et à la lumière et au manteau de l’enfance…
Oui, c’était un vendredi, il était six heures moins le quart, j’avais parlé tard la veille avec tante M. de ce que je ne supportais plus, les triple discours, ceux qui disaient que et celui de l’inéluctable, il était six heures moins le quart quand je me suis réveillée en sursaut et que le téléphone a sonné juste après.
C’était un vendredi il pleuvait et je suis montée comme tous les jours depuis presque trois semaines dans ma petite Mercedes noire ( toujours nickel madame Poubelle) que tu m’avais donné à la naissance des enfants en écoutant le disque que j’écoutais aussi depuis trois semaines pour écrire sur l’impossible et cette fois là il m’avait pris aux tripes de façon encore plus radicale quand je suis passée devant l’institut médico légal je me souviens que j’ai pensé comme toujours depuis deux ans ce jour là ou presque à William et j’ai traversé pour arriver sur ce Boulevard Auriol qui ne me rappelait rien avant ces trois semaines et où je savais déjà que je ne reviendrai plus et la pluie et Sufjan Stevens et mon cœur a cent mille en sachant ce qui m’attendait quand j’arriverais et la date qui s’imprimait sans que je le sente encore.
Oui, il était presque sept heures le vendredi 28 septembre.
Six mois déjà et la pluie et le morceau de ce Francis qui n’est pas celui d’Empcam qui disait :
« A la vitesse ou le temps passe,
Le miracle est que rien n’efface l’essentiel,
Tout s’envole en ombre légère,
Tout sauf ce bout de fièvre et de miel
Tout s’est envolé dans l’espace,
Le sourire, la robe, l’arbre, et l’échelle,
A la vitesse ou le temps passe,
Rien, rien n’efface l’essentiel
J’ai trouvé d’autres choses à faire,
Et d’autres sourires à croiser,
Mais une si belle lumière,
Jamais
Et voila que du sol ou nous sommes,
Nous passons nos vies de mortels,
A chercher ces portes qui donnent,
Vers le ciel »
27.03.2008
BLOG TARTE
je vais peut-être changer le nom de cette adresse, pour poster les jolies photos du couple chez les rosbifs.
FORCES VIVES
Reçu à 7h27 ce matin 27 mars :
" T. est né hier à 16h46. 1kg670 tout mouillé et baveux. Plus de news to follow / neonat intensive au programme des huit prochaines semaines... Biz Griz vive la vie ".
Alors : joindre nos forces et nos émotions, nos forces vives.
Accompagner de loin, en tendresse et en mots doux, en promesses de bonheurs rapprochés et de vie longue et belle.
De tout(s) coeur(s) avec vous Griz, Em', A., T.
De tout choeur.
La bande.
26.03.2008
AUBINALEMENT VÔTRE.
Réveil aubinal coutumier depuis de récents (non-)é(a)vènements tributés à la reine mère PB, à quatre heures précises depuis quelques semaines le sommeil s'enfuit et le monde des pensées afflue en même temps que les infos, dont aucune il est vrai ne donne réellement envie de dormir.
Ainsi ce matin pour ne citer que lui, entre le rappel de la possibilité d'une île à rejoindre plus rapidement et beaucoup plus brutalement que prévu ( 49-42 fais le compte il reste sept ans...), les tribulations médiatiques d'un président dont on a rien d'autre à annoncer comme réforme que son arrivée au pays des livres sterlings avec son épouse et le nombre de diners de galas annoncés ( la manne des grands couturiers français ), tandis qu'en revanche on énonce d'autre réformes issues de ses ministres qui elles, chagrinent.
La petite calculette que ( nous avons tous ) j'ai dans la tête de se mettre en marche à 4h07 :
Bien : Sachant que tu fais des études jusqu'environ 25 ans ( pour les plus arrivistes, pressés c'est pareil mais pressé c'est une philosophie de vie, demandes à ton ostéopathe, lis la courbe exponentielle d'ouverture de centre de massages ), puis des stages jusqu'environ ( barême en constante voie d'évolution, on dépasse allègrement la trentaine...), sachant qu'un parcours de cadre ne peut plus aujourd'hui prétendre à la linéarité ( prévoir des interruptions entre deux postes, chômage, mutation, périodes intermédiaires etc...), jusqu'à quel âge va t'il falloir que tu subisses les joies de la patronnalité pour espérer glaner trois malheureux kopeks pour ta retraite...:
Voyons voir ( le calcul bof bof mais le mental en revanche ) : donc : 30 et des poussières + 41 + les pauses + ... = ...(sic).
A part si tu veux rentrer dans la police dès tes 20 ans, ou dans l'enseignement ( il y avait cette dame revenue du Chili qui racontait hier soir que la pédagogie des pays soi disant en développement, au Chili par exemple, les professeurs assujettis avec leur gré à deux ans de psychologie, résultat des enfants pris en charge beaucoup plus globalement que juste par des étudiants attardés passés par des grandes écoles après l'école avant de retourner professer à l'école = Zéro expérience de la vie zéro expérience de la psychologie zéro confrontation au monde des familles etc..., résultat des enfants épanouis, pas de violence, pas de débordements, pas d'hyper-activité, pas de suréchec scolaire etc...), à part si tu veux absolument ( et on te comprend sur une adresse moche ) rentrer dans un ligne sans aspérité, avec le confort de l'emploi assuré, à part si tu es fonctionnaire donc, pour ta retraite à soixante ans après 40 ans de bons et loyaux sévices : TU PEUX TOUJOURS TE TOUCHER.
( Te toucher c'est bien aussi mais jusqu'à plus de soixante-dix ans, ça fait long, REFLECHIS BIEN)
Alors for choure on arguera de ces braves travailleurs qu'on remercie bien trop tôt qui ne savent pas quoi faire de toute cette belle énergie qu'ils ont, on te parlera de ces femmes qui sont prêtes à bénévoler pour ne pas rester chez elles, de ces hommes mourant à petit feu parce qu'avant toutes ces années avant de mourir d'alzheimer ils auraient bien aimé tuer le temps en le rentabilisant histoire d'augmenter le pécule mensuel d'un demi-smic, on omettra soigneusement de te parler de toutes ces entreprises privées à haut-débit de licenciements précoces où dès 50 ans comment te dire si toi aussi tu pouvais nous faire une petite crise cardiaque ce serait vraiment trop sympa parce que plus personne n'a envie de te piner même les stagiaires pour décrocher un CDD donc...
J'ignore donc si ce qui me chatouille le plus la région entre le cou et le front ce sont toutes ces petites irritations aubinales ou le simple fait que je me retrouve moi astreinte à tenter de les résumer alors qu'avant il y avait Empcam qui faisait ça si bien que je serais prête à cotiser allez, encore..., si tu revenais comme chantait l'ami Riclocloré ( ne dis rien), surtout que le printemps ne chante pas des masses de ce côté ci du globe.
Je ne sais pas, franchement, j'hésite.
09:49 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22.03.2008
Pouf pouf
Vénéré compagnon de blog laid et intéressant,
j'ai dix minutes chrono pour te confirmer qu'au vu de la prestation scénique des deux amphytrions cette nuit, tu as toutes les chances de passer une soirée pour ainsi dire mémorable le 16 mai au Bataclan, d'autant que le duo Dani Siciliano- David Lafore est prévu sur scène.
( organises toi hein, chacun son job).
Dix minutes pour te dire que la forêt avec rien d'autre que des ( vrais ) animaux ( pensés pour ) ça risque de ne pas être du luxe après la séquence vétérinaire de la semaine, celle avec des chiens et des rats qui finit mal dans le laboratoire de la médiocrité.
Dix minutes pour te dire que j'aurais bien aimé pouvoir aller faire partie du clan bordelais même si on se console facilement en pensant que mal au cheveux un jour sur deux déjà c'est pas mal.
Dix minutes pour te dire que la chasse aux oeufs d'intérieur c'est concept, surtout quand on n'a pas le choix, je me demande s'ils vont installer des télésièges au mois d'Août en Bretagne. ( Penser à s'adresser rapidement à l'office du tourisme).
Dix minutes pour résumer le tout en un bon lieu commun des familles Après la pluie le moche temps si tu veux du beau tu t'es trompé d'adresse, RELIS ).
Dix minutes pour te convaincre des bienfaits de l'éloignement.
( mais reviens quand même).
Bon.
Joyeuses.
( Tes oeufs dans ma main ).
Love,c.
12:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.03.2008
Fignasse ( chanceu/x/se)
Tu n'aimes pas la pluie, tu n'habites pas Paris, tu ne sors jamais après 22h, tu es agoraphobe, tu aimes écouter de la ( très bonne ) musique en fumant : ce soir c'est ton soir.
Nôze en concert à la bellevilloise c'est aussi en direct sur Radio Nova.
23h.
de rien.
c.
15:39 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.03.2008
"SI...
vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. Gardez cela pour vous ".
Lautréamont.
Dont acte : hier : silence.
Aujourd'hui j'ai déjeuné avec "Philippe", de Laurens. Je l'avais lu avant d'avoir des enfants. Avec un Philippe, justement.
Me souviennent que j'ai essayé de lire le "Tom" de Darrieussecq, et que j'ai cessé à la dixième page.
Le bébé, l'angoisse du mort né c'est fini.
Mais la perte absolue c'est pour mon éternité.
Impossible.
Cette projection là : refusée.
S'identifier à cette perte : inutile.
Trop intrinsèque.
" Philippe " est un très bon bouquin. Parce qu'il dissèque cliniquement l'irrecevable.
Son découpage en évidence: Souffrir, Comprendre, Vivre, Ecrire.
Les extraits des rapports d'autopsie, pour émailler de respirations la description de la douleur.
Les taches implacables de la réalité.
Le malheur suprême de l'une pour taire la médiocrité potentielle du mien.
La citation de Lautréamont page 20 comme un phare en pleine gueule pour me la fermer à bon escient.
Et taire.
" Gardez cela pour vous ".
J'ai trainé dans la librairie en cherchant un convive.
J'ai lu toutes les quatrième de couves sur la table consacrée à la Shoah ( sujet du moment ? à Neuilly ?...(sic)...).
J'ai lu toutes les quatrième de couves des poches frais sortis du pressoir.
Et puis "Philippe", disparu de mes Laurens. Je l'avais cherché il y a quelques semaines.
Un bon compagnon de thé vert.
Taire et lire.
Se souvenir de " Ponette", de Doillon. Ca non plus, je ne pourrais plus le regarder aujourd'hui.
C'est comme " Bord de mer " ( Olmi ), une meurtrissure à offrir.
Lire et taire.
Hier déjà hier encore.
Demain soir Nôze joue à la bellevilloise. ( avis aux parisiens...)
Ecouter, danser, lire, et taire.
Ne plus demander le programme.
Ecouter danser lire taire et rire.
( Fuir ).
Revenir après.
( Promis).
c.
19:25 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18.03.2008
CORTEX ZONE
Partenaire d'anti-beau bienvenue dans un monde meilleur où j'ai appris une telle nouvelle à midi que j'en reste comme deux ronds de culotte à savoir que le partenaire de gaudriole de la ministresse du bâton et de la croix partage aussi ses moments off ( mais où trouve t'il le temps ) avec la dame au serre-tête évoquée ci avant.
J'en suis restée pas mal coite, si je n'avais pas absorbé une dose massive de pilules contre le rhume matînée de cortisone pour tâcher de simplement juste tenir ma silhouette droite malgré les jambes flageollantes le cerveau flottant et trois petites heures de sommeil rapport à la forme olympique qu'il aurait été de bon ton que je possédasse demain heure h s'il en est d'affrontement des démons.
Si mes bras n'avaient pas été aussi mous, ils seraient certainement tombés.
Ce n'était pourtant pas le débat.
Le sujet du jour était plutôt...
Plutôt comment avoir attendu trois ans persuadée que seule une rencontre humaine serait à même de pousser à la concrétisation réelle d'un projet littéraire était finalement la seule vraie bonne idée.
Ecrire oui mais à qui.
A lui.
Quelqu'un qui comprend puisqu'il l'affirme qu'on ne peut pas faire cette (longue ) route là, seul.
Quelqu'un qui manipule une couverture en souriant Je me souviens de celle-là, et repart avec deux livres en souriant Je suis heureux d'avoir deux livres à lire.
Quelqu'un qui maintenant, dit Oui au prochain.
Quelqu'un qui attend la suite.
Il va donc ( maintenant ) falloir ( concrêtement ) passer à la suite.
Pour répondre à Annak qui estime mon temps passé sur cet espace ( provisoire, forcément provisoire ) équivalent à celui d'un full time job, je répondrai en substance que les quinze minutes nécessaires à l'élaboration d'une note et les éclairs instantanés nécessaires à la rédaction des réponses aux commentaires ne dessinent qu'une part infinitésimale de ce qu'est mon quotidien de gamberge, et de ( attention, je vais dire un gros mot:) travail.
C'est la toute l'expression d'une réalité d'écriture, ce n'est pas le temps, mais le contenu qui exige.
Le contenu aka la densité de l'aveu ( le propos et l'aveu, même combat ), et la mise en forme de sa relégation hors de soi.
Pour publier.
Le contenu c'est l'endurance (mon jogging à moi ) jusqu'à la remise des épreuves corrigées.
Et le maintien du dit-propos jusqu'au bout. Sans faillir. Sans recul pour ne pas précisément risquer de faire machine arrière.
En assumant le jeté en pâture.
Le contenu dans mon cas plus spécifique c'est la mise en abîme de mes démons.
Et cela, oui, prend toute une vie.
Une vie à écrire.
Nous avons parlé d'auteurs que nous connaissons. Et nous en connaissons pas mal en commun. Les avis convergents sont de bonne augure, aussi.
Nous avons évoqué cela et beaucoup d'autres sujets, dont certains sont (in-)humains.
C'est cela que j'attendais tant.
La rencontre avec un humain.
A l'heure ( au quart d'heure ) de ces lignes un feu d'artifice pétarade dans le ciel au dessus du canal.
Mon amour des signes aimerait y lire tout le bien que réserve le futur de cette rencontre.
Et demain, pour chasser le diable, je prendrai encore de la cortisone.
Et si ça marchait ?
( Marc Lévy a toute sa place sur un blog moche on va dire ).
Et si ça marchait...
Hold on with me.
c.
19:32 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.03.2008
JE TE BIEN
Camarade de grande solitude des lundis où le thermomètre juge bon de nous rappeler qu'il fera peut-être le même temps aujourd'hui au mois d'août un peu comme l'an dernier où si tu passais tes vacances en France tu aurais mieux fait d'avoir une entreprise qui tourne au ralenti en Avril, tu aimerais sans doute ( comme moi ) que je te fasse passer une aimable fin de journée avec des trucs drôles et réjouissants et...
( tu ne m'as pas encore envoyé ton (gros) chèque, ou alors je ne l'ai pas reçu )( c'est tous des pédés aux PTT).
Je te raconterais bien les soixante douze heures qui viennent de s'écouler avec des bouquets de fleurs des bougies des larmichettes.
Je te raconterais bien les cours de danse du samedi matin les déjeuners qui suivent et des trognes des nains de jardin au comptoir pendant que café qui suit au comptoir de la rue Amelot.
Aussi bien pour te distraire ( il y avait bien ce documentaire qui est repassé hier soir sur l'abattage par balles des juifs un million et demi une paille de l'histoire dans les fosses campagnardes d'Ukraine et la présence après diffusion de la grande Simone avec le père des bois dans le silence plein d'écho du mémorial de la shoah mais ...) les diverses parenthèses à deux, un parrain, une marraine, avec chacun l'histoire ( récente ) autour dure si dure et pourtant les sourires et les espoirs et les aubes perceptibles après les brouillards sombres...
Je te raconterais bien que mon snobisme culturel s'arrête à la porte du dernier single de Cabrel " la robe et l'échelle" même s'il est couplé avec le dernier single de Bashung " résident de la république, l'un comme l'autre aussi symboles de toutes ces années passées main dans la main avec une résidente récente du paradis ( cet endroit plouc où on ne peut même pas commenter les blogs moches ), où l'on faisait passer par ses mains de maquilleuse des lettres transies période " Madame rêve " qui s'intitulaient " Mademoiselle rêve " pour n'en citer qu'une, et où "quelqu'un de l'intérieur " habillait les heures de tgv à rejoindre l'An-fer.
Pour te faire brièvement oublier qui est ton chef de l'état je te parlerais bien de l'effet que ça f... de voir des enfants sachant parler depuis pas si longtemps qui dès qu'ils voient un homme dans la rue avec des poches sous les yeux des oreilles décollées et une coiffure improbable te disent " C'est Sark...!!!". Oui. Lui.
Pour t'empêcher encore quelques minutes de te ruer sur l'aspirateur à idées cathodique je te ferais volontiers l'apologie des tableaux de Seraphine Louis ( 1864 - 1942 ), sorte de sainte Thérèse en puissance qu'un oeil avisé décida de retirer aux ordres auxquels elle se promettait pour la faire se consacrer à sa peinture, pour qu'il en demeure une oeuvre si singulière, des bouquets avec des yeux dedans, des bouquets avec de la folie dedans malgré leur aspect si structuré, et d'apprendre comme moi à la fin qu'elle est morte folle et mystique façon Claudel te ferait sans doute comme moi rester un long moment face à toutes ces couleurs et cette structure pleine d'yeux de couleurs et de terreur.
Pour te couper l'appétit ( tu me remercieras si jamais il fait beau au mois d'Aôut et que tu n'es pas obligé de mettre une Moncler à trois mois de salaires de roumains pour aller à la plage ) je reviendrais bien encore une fois sur ce détail dérangeant de l'histoire conté par un homme dont le village n'a pas changé depuis 60 ans et où sous les potagers... qui répondait en substance à la question du " Personne ne se révoltait ?" par un " Si, un gosse un jour s'est révolté, ils l'ont fait passer devant toute la file, et devant toute la fille nue, ils l'ont écartelé ".
Mais comme je suis sympa ( mais si ) je finirai plutôt en te disant - qu'autant (la faute à ce qui est relaté précédemment ?) j'ai bien cru mon dernier souffle arriver cette nuit tant j'ai souffert à en avoir la respiration coupée avant de finalement m'endormir vers cinq heures le ventre raide comme si j'allais accoucher en écoutant pour la nième fois sur les ondes que c'est peut-être bien la fin en France du parti du détail de l'histoire - autant ce matin je tenais la forme olympique dont je vais avoir besoin pas plus tard que demain.
Et qu'un concert des Hotchips un lundi au Trabendo, ça vaut tous les lundis du monde.
Je te raconterais bien tout ça là maintenant tout de suite mais si je veux être présentable pour aller faire la groupie, il va falloir que j'y aille.
Take care.
c.
19:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

