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17.03.2008

JE TE BIEN

Camarade de grande solitude des lundis où le thermomètre juge bon de nous rappeler qu'il fera peut-être le même temps aujourd'hui au mois d'août un peu comme l'an dernier où si tu passais tes vacances en France tu aurais mieux fait d'avoir une entreprise qui tourne au ralenti en Avril, tu aimerais sans doute ( comme moi ) que je te fasse passer une aimable fin de journée avec des trucs drôles et réjouissants et...

( tu ne m'as pas encore envoyé ton (gros) chèque, ou alors je ne l'ai pas reçu )( c'est tous des pédés aux PTT).

Je te raconterais bien les soixante douze heures qui viennent de s'écouler avec des bouquets de fleurs des bougies des larmichettes.

Je te raconterais bien les cours de danse du samedi matin les déjeuners qui suivent et des trognes des nains de jardin au comptoir pendant que café qui suit au comptoir de la rue Amelot.

Aussi bien pour te distraire ( il y avait bien ce documentaire qui est repassé hier soir sur l'abattage par balles des juifs un million et demi une paille de l'histoire dans les fosses campagnardes d'Ukraine et la présence après diffusion de la grande Simone avec le père des bois dans le silence plein d'écho du mémorial de la shoah mais ...) les diverses parenthèses à deux, un parrain, une marraine, avec chacun l'histoire ( récente ) autour dure si dure et pourtant les sourires et les espoirs et les aubes perceptibles après les brouillards sombres...

Je te raconterais bien que mon snobisme culturel s'arrête à la porte du dernier single de Cabrel " la robe et l'échelle" même s'il est couplé avec le dernier single de Bashung " résident de la république, l'un comme l'autre aussi symboles de toutes ces années passées main dans la main avec une résidente récente du paradis ( cet endroit plouc où on ne peut même pas commenter les blogs moches ), où l'on faisait passer par ses mains de maquilleuse des lettres transies période " Madame rêve " qui s'intitulaient " Mademoiselle rêve " pour n'en citer qu'une, et où "quelqu'un de l'intérieur " habillait les heures de tgv à rejoindre l'An-fer.

Pour te faire brièvement oublier qui est ton chef de l'état je te parlerais bien de l'effet que ça f... de voir des enfants sachant parler depuis pas si longtemps qui dès qu'ils voient un homme dans la rue avec des poches sous les yeux des oreilles décollées et une coiffure improbable te disent " C'est Sark...!!!". Oui. Lui.

Pour t'empêcher encore quelques minutes de te ruer sur l'aspirateur à idées cathodique je te ferais volontiers l'apologie des tableaux de Seraphine Louis ( 1864 - 1942 ), sorte de sainte Thérèse en puissance qu'un oeil avisé décida de retirer aux ordres auxquels elle se promettait pour la faire se consacrer à sa peinture, pour qu'il en demeure une oeuvre si singulière, des bouquets avec des yeux dedans, des bouquets avec de la folie dedans malgré leur aspect si structuré, et d'apprendre comme moi à la fin qu'elle est morte folle et mystique façon Claudel te ferait sans doute comme moi rester un long moment face à toutes ces couleurs et cette structure pleine d'yeux de couleurs et de terreur.

Pour te couper l'appétit ( tu me remercieras si jamais il fait beau au mois d'Aôut et que tu n'es pas obligé de mettre une Moncler à trois mois de salaires de roumains pour aller à la plage ) je reviendrais bien encore une fois sur ce détail dérangeant de l'histoire conté par un homme dont le village n'a pas changé depuis 60 ans et où sous les potagers... qui répondait en substance à la question du " Personne ne se révoltait ?" par un " Si, un gosse un jour s'est révolté, ils l'ont fait passer devant toute la file, et devant toute la fille nue, ils l'ont écartelé ".

Mais comme je suis sympa ( mais si ) je finirai plutôt en te disant - qu'autant (la faute à ce qui est relaté précédemment ?) j'ai bien cru mon dernier souffle arriver cette nuit tant j'ai souffert à en avoir la respiration coupée avant de finalement m'endormir vers cinq heures le ventre raide comme si j'allais accoucher en écoutant pour la nième fois sur les ondes que c'est peut-être bien la fin en France du parti du détail de l'histoire - autant ce matin je tenais la forme olympique dont je vais avoir besoin pas plus tard que demain.

Et qu'un concert des Hotchips un lundi au Trabendo, ça vaut tous les lundis du monde.

Je te raconterais bien tout ça là maintenant tout de suite mais si je veux être présentable pour aller faire la groupie, il va falloir que j'y aille.

Take care.

c.

Commentaires

Comment c'était pas TROP bien ce concert naaaan ?

Didiou, ce blog c'est un boulot à temps plein, je me demande où tu trouve s'énergie (l'est pas servi sur plateau d'argent çui-là ?)

Bon sinon je penserai à toi ce midi en tenant le crachoir à un bataillon de gradés anglophones...

becosssss

Ecrit par : anna K | 18.03.2008

ahaaa je te vois venir, jusqu'à présent on y échappé justement...

C'EST NAN.

Ecrit par : cee | 18.03.2008

présentable ? mieux que ça, t'étais la plus superbe des groupies, oui !

(et j'touche du bois, et je croise les doigts, tout ça pour toi)
(c'qui faut pas faire, hein, tssss...)

Ecrit par : peekaboo | 18.03.2008

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